La Révolution Content Management 3.0

Passé le formidable essor des solutions de content management de ces dernières années ou les PIM (Product Information Management), DAM (data Asset Management), GDP (Gestion de Projet), … se sont développés à florès, se pose déjà aujourd’hui la question du « so, what’s next ? » sur lequel il est intéressant de se pencher.

D’abord avec l’avènement des offres et solutions cloud, les modes SaaS (Software as a Service) et PaaS (Platform as a Service) deviennent des standards marché et permettent d’offrir rapidité et puissance de traitement pour des coûts toujours plus réduits.

Il faut également souligner la force de frappe exponentielle des possibilités de développement induites par l’open-source qui permettent à travers des interfaces toujours plus intuitives et ergonomiques de répondre avec agilité aux besoins du marché ; même s’il faut reconnaître un certain développement des solutions « en crabe » ou les évolutions fonctionnelles répondent plus à un besoin client « exprimé » (et donc spécifique) qu’à un besoin marché « latent » (et donc susceptible d’intéresser le plus grand nombre).

Les frontières entre outils répondent d’ailleurs plus aujourd’hui de la logique floue que de l’hyper-spécialisation : qui peut croire que des solutions monolithiques PIM ou DAM puissent encore garder de la pertinence face à des solutions toutes intégrées et interconnectées (regroupant PIM+DAM+ERP+… au sein d’une seule et même interface) ?

Mais la vraie révolution 3.0 passe part la totale dématérialisation des assets et l’intelligence artificielle à travers un Media Center point nodal de toutes les convergences (PIM/DAM/ERP/…) . En voici quelques exemples :

Le référentiel produits ne sera plus mono enseigne (qui même automatisé, reste long et contraignant à entretenir et faire vivre en interne), mais directement poussé par les prestataires externes sur le principe du PLUG&PLAY : des référentiels clés en mains comprenant SKU, descriptifs, visuels,…

Les shooting photos sont amenés à être remplacés par des scans 3D qui permettent une lattitude nettement plus grande dans la gestion (changement de coloris produits par exemple) et l’évolution du cycle des produits (voir son produit sur toutes ses coutures en 3D avec l’explosion des achats en ligne est devenu une évidence !)

Le Deep-learning qui sur la base de puissants algorithmes de recherche et d’indexation permet de « faire vivre » un asset par exemple en lui associant automatiquement des champs spécifiques comme des mots clés, en transformant du son en texte avec des fonctionnalités de traductions automatiques simultanées
ou encore la reconnaissance faciale
appliquée aux objets ou aux lieux qui ouvre encore le champ des possibles.
Le Web sémantique 3.0 arrive !

N’oublions pas la certification digitale (Digital Asset compliance) sur le principe de la blockchain qui permet par exemple de s’assurer de la véracité et des bons droit d’usage des assets (gestion des droits, formats,…). à l’heure où l’on pointe les fake-news, il est primordial de sécuriser l’ensemble.

Et l’on parle déjà de POM, « Petite Oeuvre Multimédia » ou l’agrégation/le mix à la volée d’assets divers (texte, son, vidéo,…) permet de créer des contenus numériques automatisés et à la demande et d’hyper-spécialiser son message. Reste encore à trouver le bon modèle économique pour ces œuvres dématérialisées et s’assurer que les investissements (souvent conséquents) produisent bien les résultats souhaités. Pas si simple… heureusement harpagon est là pour vous accompagner !

par harpagon
rejoignez nous sur LinkedIn